Ah l’Australie… Ce pays qui fascine. Ce pays qui dans nos têtes d’européens se traduit par soleil et chaleur toute l’année où les kangourous vous attendent au pieds de votre porte et où les gens vont au travail surf sous le bras… Ok ok, arrêtons de divaguer sur ces clichés, quoi que…

Nous avons continué notre découverte de l’Australie avec un road trip d’une semaine pour tenter d’en comprendre ses codes et ses secrets du coté de la Gold Coast entre Brisbane et Newcastle.

Pacific Highway Baby

C’est la « Pacific Highway » road, que nous avons choisis comme première destination. Avec l’arrivée de l’automne à Melbourne, se rendre plus au nord pour profiter des températures encore estivales de la Gold Coast s’avérait une excellente idée.

Après ces quelques mois en Australie au rythme intense, les quelques jours fériés de Pâques tombaient à pic.

Atterrissage à Brisbane donc. Voiture de location en mains, planches de surf, tente, matériel de camping, vélo de bike polo dans l’habitacle (voyager léger c’est important) nous étions prêts à découvrir les du Queensland mais surtout du New South Wales ; soit une partie infime de l’Australie quand on s’attarde sur la carte.

Brisbane jusqu’à Newcastle c’est environ 780 kilomètres auxquels nous avons rajouté un peu de rab pour le plaisir des yeux et profiter pleinement de la côte. La « Pacific Highway » étant une autoroute qui ne longe pas forcément le bord de mer, nous nous sommes alors faufilés pour découvrir de nombreuse plages magnifiques et souvent sauvages.

Après une nuit à Brisbane sous des trombes d’eau et une traversé des célèbres villages de Surfers Paradise et Gold Coast (qui n’ont rien de paradisiaques, mais ressemblant plutôt au Cap d’Agde version américaine) notre premier « vrai » stop s’est donc fait plus loin à Byron Bay.  

À Byron Bay nous avons eu le plaisir d’y retrouver notre copain Jean (ex-Salomon). Jean venait de finir 5 mois de voyage en traversant la Nouvelle-Zélande de bas en haut à pieds et de haut en bas à vélo! Rien que ca… Nous avons passés 2-3 jours dans cette petite bourgade aux allures – bobo surfeur – un poil trop touristique à notre goût en ce week-end de Pâques.

Mais cela nous permis de nous mettre dans le bain avec tous les parfaits clichés australiens qui nous entouraient ; du van, des surfeurs, du blonds décolorés et des petits « derrières ».

Nous étions aussi là pour découvrir le tourisme australien et se mêler à la population voire même tenter de se fondre dans le paysage ! Il parait que David aurait même lui aussi succombé à quelques mèches blondes décolorées pour devenir un parfait autochtone. #rire  Planches de surf sous le bras et les meilleurs spots de surf recommandés par nos amis Annie et Flo, nous avons pratiqué nos ‘take off’ approximatifs dans un « swell » quelque peu agité. Ok, niveau langage surf nous commencions à être rodés, mais le coup des dérives remontées à l’envers (car retirées pour l’avion) et remarqué par un local, nous laissera un fou rire mémorable… On avait encore un peu à apprendre.

Après ces quelques jours à Byron Bay nous avons continué notre route vers le sud. C’est là que nous avons été conquis par ces interminables côtes beaucoup plus sauvages et authentiques, par cette immensité de l’océan et par cette végétation luxuriante.

Puis est venu le temps de déposer Jean, sur un bord de route, qui continuait son chemin pour rejoindre sa famille franco-australienne vivant dans le coin. C’est toujours aussi étonnant de se retrouver à l’autre bout du monde dans une petite bourgade et de partager un bout de notre aventure de manière si familière. La « french touch » à l’étranger ça rapproche !

Nous avons continué notre périple rythmé par les heures du soleil. Levés 6h30 et couchés à 21h. Entre ballades, plages désertes et interminables, campings au milieu des kangourous, sessions de surf, nous avons poursuivi notre route enchainant les arrêts pour admirer la côte et arriver jusqu’à Newcastle où David jouait un tournoi de Bike Polo.

Notre jour viendra… ou pas

Ce que nous retenons de notre premier périple en Australie, c’est ce que j’avais pu constater lors de ma venue il y a plus de 10 ans : la nature y est grandiose et domine dans ce pays lui meme si entendu (taille comparable aux U.S. – Alaska exclue). Mais les villes sont plus décevantes, même après notre expérience américaine, nos yeux de français restent encore parfois déçus de la pauvreté architecturale ou du manque de culture. Heureusement, les australiens sont les rois des jolis cafés à l’ambiance décontractée et chaleureuse. Et la culture surf quant à elle est bien une réalité.

Nous avons été charmé par cette culture du surf omniprésente et surtout marquante chez les plus jeunes. À la plage, nous avons pu nous attendrir en regardant les enfants d’à peine 3 ans surfer avec leurs parents avec légèreté et habilité, sans aucune crainte des vagues et de l’eau. En route, nous avons pu croiser de nombreux kids entre 7 et 13 ans, cheveux blond jusqu’aux épaules decolorés par le sel et le soleil, planches de surf sur les vélos ou sous le bras, pieds nus, détaler à toute vitesse pour rejoindre leur terrain de jeux favoris, les vagues.

C’est à ce moment-là que tu prends conscience que nous n’avons clairement pas grandi pareil. Pendant que étions à l’UNSS le mercredi après-midi à jouer au ping-pong, eux ont des cours de natation, de sauvetage et de découverte de l’océan toutes les semaines et ce dès le plus jeune âge. Ils apprennent les courants, les vagues, les dangers…

Conclusion : il nous faudra persévérer peut-être un peu plus pour arriver à leur cheville. La blondeur de David ne fera malheureusement pas tout. Même si après quelques sessions intenses, nous avons pu chacun constaté quelques légers progrès.

Bref, ça c’était notre semaine de Pâques version australienne, d’ailleurs niveau chocolat – heureusement que les Suisses arrivent jusqu’ici. #pardonpourlempreintecarbonne

Depuis, nous sommes de retour et nous faisons face aux difficultés de s’installer dans un nouveau pays où tous les codes sont bels et bien différents. Suite à notre obtention de visa (youhou), nous nous sommes remis à chercher activement un logement et pour ma part un travail. Se loger s’avère être plus compliqué que prévu. Le marché immobilier de Melbourne est très compétitif et étant étrangers, sans aucun historique, ni garant local, ce n’est pas chose simple. Nous croisons les doigts !

De mon côté, après avoir eu ces quelques mois de transitions à être plutôt bien occupée par diverses projets, retour à la réalité économique, « back in the game » comme on dit. Je suis en ce moment en processus de recrutement et passent pas mal d’entretiens.

Quant à David, quand on lui pose « alors ton nouveau travail te plait? » Sa réponse : « A vrai dire, je n’ai même pas le temps de me poser la question ». Bref, c’est plutôt en mode tête dans le guidon, et cette fois-ci à prendre au sens figurée !