Le terme Down Under (« en bas, en dessous »), expression anglo-saxonne utilisée pour désigner l’Australie vient du fait que ce pays se trouve dans l’hémisphère Sud, « en dessous » de la plupart des autres pays du monde. #merciwikipedia

Ok c’est presque comme si nous avions la tête en bas.

Start over

Voici un petit update de notre situation à Melbourne. 

Cela va faire presque 3 semaines que je suis arrivée Down Under, je ne m’étalerai pas sur les details des premières impressions de vie à Melbourne, David l’ayant déjà fait en grande partie dans un précédent article.

Mais je voudrais quand même m’attarder sur quelques points. Est-ce le fait d’avoir la tête en bas qui m’empêche de comprendre certaines choses? Le débat reste en effet toujours ouvert concernant la position du soleil inversée entre le sud et le nord. Même Jamie et Olivier ont aussi réussi à nous perdre complètement. Ou sur le fait que personne n’ait réussi à me donner une réelle explication sur l’obligation de se tartiner de crème solaire SPF 50++ nuit et jour en raison de soit disant rayons de soleil super puissants (#troucouchedozone #inclinaisondelaterre) ? Bref si quelqu’un souhaite intervenir le débat est encore ouvert! 

Trève de plaisanterie, mes premières impressions dans la découverte de cette ville n’ont pas été seulement des questionnements étranges sur notre condition de petit être humain dans l’hémisphère sud mais plutôt sur les contrastes et l’ambiance de la ville. J’ai été très vite séduite par le faite de retrouver une grande ville. J’ai tout de suite aimé l’atmosphère qui y régnait, sa scène artistique et culturelle qui fait sa grande réputation, son côté alternatif qui la rend un peu « déglinguée », son coté très ‘vert’ grâce à ses oasis de verdure, son melting-pot qui fait de nous petits français un standard, son côté européen qui nous avait manqué, et ses multiples « Coffee shop » à tous les coins de rues. Le café ayant une place primordiale dans la vie des « melbourniens », exit Starbucks et Nespresso ici c’est à celui qui en connaîtra le plus sur la torréfaction locale sur place ou à emporter. Bref pour aller plus vite, Melbourne ça se visite en se laissant flâner dans les diverses quartiers où chacun à sa propre identité.

Pour couronner le tout ce n’est pas seulement cette ambiance de ville qui m’a plu, mais le fait de pouvoir s’en échapper en un rien de temps.

La ville c’est bien mais pouvoir s’en échapper c’est encore mieux!

Il est facile d’attraper un tramway ou monter sur un vélo et de se retrouver en 15 – 20 minutes devant la célèbre baie de Melbourne. C’est les pieds dans le sable (et toujours avec une tube de crème SPF 50) qu’il est possible d’aller piquer une tête, regarder un coucher de soleil, faire un pique-nique (#melonsablequicroauesousladent) ou encore prendre le temps de longer la baie sur les pistes cyclables sur des kilomètres.

Voilà c’est ce contraste entre grande ville bouillonnante et « Beach Life » qui m’a conquis.

Mais partir vivre à l’autre bout du monde n’est pas seulement se balader, se dorer la pilule et voyager. Partir vivre à l’étranger c’est repartir à zéro. C’est en grande parti tout ré-apprendre, re-construire, re-fonder. La zone de confort est bien mise à rude épreuve chaque jour celle-là. Mais c’est sûrement pour ça que nous aimons ça. Je ne vais pas lancer un appel pour recherche d’ami, de travail ou d’endroit où se sentir chez soi, quoi que si vous connaissez le Stéphan Plaza australien spécialisé dans ces trois domaines je suis preneuse! Mais en effet tout prend du temps, de la patience et des concessions! 

Partir vivre à l’étranger ce n’est pas toujours un long fleuve tranquille comme vous l’avez compris. En effet nous sommes aujourd’hui dans une situation un peu compliquée.

Le visa de David ayant été refusé, le graal qui nous permet de vivre, travailler, s’installer en Australie, en raison de la politique migratoire qui s’est largement endurcie ces dernières années. Nous travaillons avec l’agence qui s’occupe de notre dossier, pour essayer de trouver une solution à notre statut d’immigré. Nous espérons qu’il s’agira ici seulement d’un contre-temps à notre installation. Mais en effet cela implique quelques changements à nos débuts dans notre nouvelle vie. Et tant que la situation n’est pas régularisée, nous ne pouvons trouver un logement où s’installer, la même valise depuis trois mois commence à faire juste, je ne peux pas travailler et je passerai sur les détails de notre irrégularité si un lecteur mal intentionné tenait à nous vouloir du mal.

Mais une chose est sûr c’est que dans tout ça, c’est la découverte, les nouvelles expériences et ne pas savoir de quoi est fait demain qui fait la richesse de ces experiences. Nous vivons à ce jour en colocation chez Ashley, une américaine qui vit depuis 10 ans en Australie, bosse avec David et qui est dans une situation toute aussi peu stable que la nôtre. #theillegalhouse

Et une chose est sûr c’est que vivre à l’étranger nous apprend à vivre au jour le jour. Enfin on a quand même prévu de partir faire notre premier week-end road trip dans la Mornington Peninsula. On ne va pas se laisser abattre non plus 😉 

Melbourne city life
Melbourne la verdoyante
La baie de Melbourne
Virée sur la ‘Great Ocean Road’ (Bells Beach)