En tant que français, c’était surement l’une des rares occasions de se retrouver aussi proche du 49ème état américain. Alors voilà, en juillet 2018, nous avons décidé de partir visiter l’Alaska durant 9 jours (seulement car oui les vacances valent malheureusement chères aux States!) avec au programme de la faune, de la flore, du bike polo, du tandem, du trek, du saumon, du mullet et de la cabane de trappeur. Et puis, nous avons tous été émerveillé par « Into The Wild », alors voilà de quoi nous et vous remémorer ce film culte.

L’histoire de l’Alaska est complexe mais il est important de préciser que comme tout le continent nord-américain, ces terres étaient habitées par des tribus indiennes qui ont été ensuite chassées, tuées et peu respectées à l’arrivée des européens.… Et puis l’Alaska regorge de pétrole !  Alors on exploite, sans gêne, sans mesure, sans respect. C’est un état à l’image de l’Amérique : immense, sauvage, plein de ressources mais menacé par l’homme.

Billets pris pour Anchorage – « la capitale » économique de l’Alaska, nez sur la carte, nous nous sommes très vite rendus compte de l’immensité de ce territoire (3 fois la superficie de la France). Nous allions devoir être astucieux pour en profiter avec le temps imparti. Les guides conseillent 3 semaines minimum…

Notre itinéraire était décidé et dessiné – quelques jours à Anchorage où David retrouva même ses compatriotes du bike polo pour aller disputer un tournoi amical. Très amical…

Anchorage ne ressemble à aucune ville… Il ne s’y passe grand-chose bien que ce soit la plus grande ville d’Alaska (et non la capital, Juneau !) avec 750 000 habitants. Mais entre les discussions avec les copains locaux du bike polo et une belle balade en tandem, nous avons eu un bon aperçu de « The City of Lights and Flowers ». Pas entièrement convaincus de son surnom…mais contents d’avoir pu en apprendre plus sur le pays et son histoire …glaçante !

Ici, tout le monde hiberne l’hiver et ressort pour profiter de la nature aux beaux jours. Anchorage est aussi la ville dortoir avant de partir explorer l’immensité. L’Alaska est un état où la lumière et les températures positives ne sont pas aux abonnées courants. En effet, la moitié de l’année y est rude et la neige abondante, très abondante. Cependant juillet et aout offrent un tout autre spectacle avec une faune et une flore qui fait le plein de soleil et des habitants et touristes de sortie pour l’explorer.

La première destination après Anchorage a été la sud de la ville avec un stop du coté de Portage pour aller voir le Portage Lake et nos premiers glaciers ; et ensuite Seward pour une sortie en bateau pour admirer la « wildlife » marine et les fjords.

Nous avons ensuite repris la route pour le nord avec un arrêt dans le mignon bourg de Talkeetna où nous avons péché à la mouche en compagnie d’un jeune guide et avons été magnifiquement hébergés par Jeff, un local rencontré au tournoi de bike polo.

Jeff habite à l’année dans cette chouette maison de trappeur et (télé)travaille en tant que développeur pour un entreprise située dans le « Lower 48 », comprenez la partie principale des USA (50 états – Alaska – Hawaï). Jeff nous parle de l’Alaska, de son quotidien, de l’hiver, de la pêche, de l’alpinisme… Intriguant et passionnant.

Et puis, il nous prête son téléphone satellite et sa « bear can » pour la prochaine étape… On le retrouvera au retour de Denali où nous nous arrêterons à nouveau pour y dormir.

Et puis, s’en sont suivis de 3 jours en autonomie dans le fameux parc national de Denali. Et là, ce fut une véritable claque… 2 nuits au milieu de tout et de rien à la fois. Loups, grizzlis, aigles, caribous nous entourent. Nous avons décidé de faire la boucle autour de Eielson et cette expérience restera gravée à jamais. Nous n’oublierons certainement pas le moment où a cru se faire charger par un jeune grizzli alors que Sarah faisait pipi derrière un buisson…

Après 3 jours d’intense émotions, nous avons pris la route direction Anchorage en passant par de nouveau somptueux paysages. Puis, nous avons eu la chance d’arriver à Anchorage au moment même ou les saumons remontent depuis l’océan dans les rivières ou ils viennent pondre là où ils sont nés ! C’est la fête de la pêche, les saumons se font alors prendre aux embouchures des rivières. Un spectacle impressionnant.

L’Alaska… Il est encore difficile de réaliser que nous avons eu la chance d’aller explorer cet état mythique, paradis des grands espaces naturels marqué par la rigueur du climat. Un voyage mémorable avec de belles rencontres, des gens extrêmement chaleureux et une faune & flore à couper le souffle. On s’y est sentis tout petits, fragiles et parfois même étrangers dans ces environnements hostiles comme vivants.

Tout cela nous a rappelé que tenter de s’adapter ici pour vivre comme l’a voulu Christopher McCandless dans « Into The Wild » résulte bien d’une mission impossible…

Enfin, vu de notre œil de voyageurs, la nature semble être plutôt bien protégée. Cependant, le train de vie à l’américaine et le capitalisme à grande échelle demeurent, notamment aux abords des villes mais aussi dans des zones reculées où le forage s’en donne à coeur joie.

Alaska, The Last Frontier.